J’ai passé un peu de temps dans 3 écoles primaires à l’occasion de manifestations organisées par les enseignants.
3 écoles ne sont pas représentatives et je ne prétends pas que ce qui suit est donc une vérité absolue.
A l’inverse, on ne peut pas non plus prétendre qu’il s’agit là de cas très isolés.
J’ai pu constater, en essayant de dialoguer avec les parents d’élèves qu’il s’agit surtout de mamans et que 9 sur 10 maîtrisent peu ou très mal la langue française.
Quant aux raisons de leur présence, elles sont demeurées très obscures, à part de le fait de s’attacher la reconnaissance des enseignants.
En tous cas, il ‘y a pas eu d’avis sur le devenir de l’enseignement.
Ceci pose à nouveau la question déjà abordée lors de l’agression d’une enseignante :
Que ferons les Maîtres lorsqu’il s’agira d’évaluer les élèves dont les parents (mères) sont venus les soutenir ?
Evaluerons t-ils les élèves en toute sincérité avec le risque de voir les parents contester ce manque de reconnaissance ou bien seront-ils reconnaissants en « favorisant » certains élèves ?
Dans tous les cas c’est une solution perdante !
On peut comprendre que les Maîtres, comme d’autres, s’interrogent.
Mais il y a une confusion inacceptable entre des craintes sur la conservation des acquis personnels et des interrogations sur le devenir d’un métier.
Que les Maîtres souhaitent défendre leurs acquis personnels, pourquoi pas ?
Il n’y a aucune raison pour que ces acquis ne demeurent pas tant que c’est possible.
Qu’ils souhaitent aussi continuer à bénéficier d’un mode de fonctionnement professionnel sans remise en cause et dont la mesure des résultats montre à quel point il est inadapté, c’est autre chose.
De plus, il s’agit, qu’on le veuille ou pas, d’une élite.
Comment accepter qu’elle fasse preuve d’autant d’immobilisme ?
Dans cette profession, comme dans tous les systèmes, il y a des gens plus silencieux. C’est à ceux là, et aux autres bien sûr, que je m’adresse.
Si vous souhaitez faire évoluer les choses en acceptant de les regarder dans l’intérêt commun ; en abandonnant une sémantique déculpabilisante mais finalement qui ne trompe personne ; rejoignez notre mouvement « ETRE POUR ».
ETRE POUR c’est rassembler des personnes de tous horizons afin de faire entendre notre voix de manière constructive en partant du principe que c’est l’intérêt commun qui favorise l’intérêt particulier et pas le contraire.
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